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Marius , 2010


Projection vidéo (dispositif cinéma), son, couleur.

Version longue 15minutes.

Version courte 6minutes.






Autoportrait augmenté en vidéo.


C'est une tentative de confrontation avec moi-même. Je me mets face à la caméra et j'essaye de voir les limites du jeu d'acteur que je ne suis pas. Quels gestes hasardeux viennent, quelles paroles peuvent sortir automatiquement sans texte préparé. (Une confrontation radicale avec la caméra, qui me parle profondément: "Dark into dark" de Charlemagne Palestine). Et à partir de ces éléments, quel personnage peut s'en dégager. Quelle narration peut apparaître. Je passe mon propre casting.

Marius apparaît.

Alors des situations et des objets viennent s'ajouter naturellement. Et j'opte pour un montage agressif, une caméra qui attaque, qui ronge et qui viendrait traquer. Zoom vif, jump cut, gros plan, ... Des effets que je retrouve dans quelques scènes de "Jules et Jim" de Truffaut par exemple, dans "Julian Donkey Boy" d'Harmony Korine, et cette caméra traqueuse-chasseuse dans "Femme sous influence" ou "Meurtre d'un bookmaker chinois" de Cassavetes. Cette sensation d'urgence.

Marius comme un danger. Marius comme la personnification d'une pulsion d'émerveillement. D'épilepsie volontaire, de transe magnifique (cf. "Les maîtres fous" de Jean Rouch).





Marius, 2010, Raphael Moreira Gonçalves

(capture vidéo)







Marius, 2010, Raphael Moreira Gonçalves

(capture vidéo)